🇺🇸😱 TRUMP SURPRIS PAR LA RIPOSTE IRANIENNE : ANATOMIE D'UN FIASCO STRATÉGIQUE MAJEUR
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« NOUS AVONS ÉTÉ CHOQUÉS » Donald Trump a exprimé sa stupéfaction face à la capacité de réaction de l'Iran après des frappes menées par Israël et les États-Unis depuis plus de deux semaines. Lors d'une prise de parole à la Maison-Blanche, relayée par Fox News, le président américain a reconnu la puissance militaire de Téhéran et l'ampleur inattendue de sa riposte. « L'Iran est véritablement une nation redoutable et puissante. Regardez ce qui s'est passé ces deux dernières semaines. Ils n'étaient pas censés s'en prendre à ces autres pays du Moyen-Orient », a-t-il affirmé. (Wikipedia) « Personne ne s'y attendait. Nous avons été choqués », a déclaré Donald Trump au cours d'une conférence au 17e jour du conflit. (Franceinfo) Trois mots. Trois mots qui résument l'un des aveux les plus stupéfiants qu'un président américain ait jamais fait en pleine guerre : il n'avait pas prévu ce qui allait se passer. Le 28 février 2026, Donald Trump a lancé l'une des offensives militaires les plus audacieuses de l'histoire récente des États-Unis — l'élimination du Guide suprême iranien, la destruction de milliers de cibles, une guerre qui devait durer quatre semaines et se conclure par le renversement du régime des mollahs. Vingt jours plus tard, l'Iran riposte encore, le détroit d'Ormuz est bloqué, le pétrole dépasse 104 dollars le baril, 13 soldats américains sont morts, le cercle rapproché du président commence à parler de « buyer's remorse » — les regrets d'un mauvais achat — et Trump lui-même avoue publiquement avoir été « choqué » par l'ampleur de la réponse iranienne. Cet article décrypte en profondeur les raisons pour lesquelles Donald Trump et son administration ont à ce point sous-estimé la riposte iranienne, les conséquences de cet aveuglement stratégique, et ce que cette guerre révèle sur les modes de décision d'un président qui gouverne depuis ses intuitions plutôt que depuis ses renseignements.

PARTIE 1 — « HIGH ON HIS OWN SUPPLY » : COMMENT TRUMP A DÉCIDÉ D'ATTAQUER L'IRAN
Un président qui a dit « I just want to do it »
La genèse de cette guerre est racontée avec une précision troublante dans les fuites qui ont commencé à filtrer depuis la Maison-Blanche dès la deuxième semaine du conflit. Une source proche de l'administration a déclaré que certains hauts fonctionnaires autour de Trump étaient réticents ou voulaient plus de temps. « Il a fini par dire : 'Je veux juste le faire' ». (Franceinfo)
Une source proche de l'administration a déclaré à Axios que certains responsables clés autour de Trump hésitaient à se précipiter dans une guerre que les administrations précédentes avaient jugée trop risquée. (France 24) Mais le président a balayé ces réticences d'un revers de main. Ce « I just want to do it » — je veux juste le faire — est l'une des phrases les plus révélatrices de la méthode Trump. Pas une analyse des risques. Pas une simulation des scénarios adverses. Une volonté.
L'ivresse des victoires précédentes
Pourquoi Trump était-il aussi sûr de lui ? La réponse tient en une expression désormais célèbre. Un haut responsable de l'administration a déclaré à Axios que Trump était « high on his own supply » — littéralement « drogué par sa propre marchandise » — après les frappes de l'été dernier sur l'Iran et la rapide opération au Venezuela qui avait conduit à la capture de son président, Nicolás Maduro. (Le Grand Continent)
« Il a vu plusieurs victoires décisives rapides avec une compétence militaire extraordinaire », a déclaré cette source. « Il a grossièrement surestimé sa capacité à renverser le régime sans envoyer de troupes terrestres. » (France 24)
Ce mécanisme psychologique est connu sous le nom de biais de confirmation par le succès. Après la guerre des Douze Jours de juin 2025 — qui s'était terminée par un cessez-le-feu perçu comme une victoire américaine — et après la capture spectaculaire de Maduro au Venezuela, Trump avait développé une conviction inébranlable : la force militaire américaine, utilisée de façon décisive, produit des résultats rapides. L'Iran n'allait pas être différent. Il suffisait de frapper fort, vite, et le régime s'effondrerait.
« Donald Trump a sous-estimé la résilience de Téhéran : il pensait que l'organisation du pouvoir en Iran était strictement pyramidale et qu'en coupant sa tête, l'ayatollah Ali Khamenei, il entraînerait de manière automatique la chute du régime », explique le géopolitologue Dominique Moïsi. (Al Jazeera)
La théorie de la pyramide brisée
Cette conviction — que tuer le chef suffit à détruire le système — est l'erreur fondamentale de planification de l'opération Epic Fury. Elle révèle une incompréhension profonde de la nature du régime iranien et de sa capacité de résilience institutionnelle.
L'Iran n'est pas une pyramide dont il suffit de couper le sommet. C'est un système à multiple redondances, construit précisément en prévision d'une décapitation. Les Gardiens de la Révolution ont leur propre commandement, leurs propres finances, leurs propres capacités de frappes préautorisées. Le Guide suprême a des représentants dans chaque institution, chaque ville, chaque unité militaire. Les Gardiens ont des plans opérationnels préparés des années à l'avance pour exactement ce scénario. « Si l'administration Trump n'a pas tenu compte de tous les renseignements, documents et projections de scénarios qui ont été faits depuis des années au sujet de l'Iran, les Iraniens étaient, eux, en revanche complètement prêts pour cette opération, ils avaient préparé toute la riposte » (Al Jazeera) , explique Maud Quessard, spécialiste de la politique étrangère américaine.
PARTIE 2 — CE QUE TRUMP N'AVAIT PAS PRÉVU : LA LISTE DES SURPRISES
Surprise n°1 : L'Iran a frappé tous ses voisins simultanément
« Ils ont frappé à la fois le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Bahreïn. Personne ne s'y attendait » (Franceinfo) , reconnaît Trump lui-même. Cette déclaration est un aveu extraordinaire pour un président qui était censé avoir planifié cette guerre avec le Pentagone pendant des semaines, si ce n'est des mois.
Selon Reuters, des responsables américains affirment que Trump avait été prévenu avant les frappes que l'Iran pourrait riposter contre les alliés des États-Unis dans le Golfe. (Franceinfo) Il y avait donc des renseignements disponibles. Mais soit ils ont été ignorés, soit ils ont été minimisés dans les briefings présidentiels, soit Trump a choisi de ne pas y croire. Dans tous les cas, le résultat est le même : 20 jours après le début de la guerre, le président des États-Unis déclare publiquement avoir été « choqué » par une riposte que ses propres services avaient en partie anticipée.
Surprise n°2 : Le détroit d'Ormuz, une arme économique majeure non anticipée
Donald Trump et ses conseillers ont notamment minimisé l'impact régional et mondial de la réponse de Téhéran en matière de gaz et de pétrole. Alors que près de 20% du gaz naturel liquéfié et du pétrole mondial transitent par le détroit d'Ormuz, l'Iran bloque de fait depuis plusieurs jours cette porte de sortie. (Al Jazeera)
La fermeture du détroit n'est pourtant pas une surprise stratégique : c'est l'arme de dernier recours iranien documentée depuis des décennies dans toutes les études géopolitiques sur le Golfe. Les chercheurs, les think-tanks, les analyses de la CIA, les rapports du Pentagone — tous avaient identifié la fermeture d'Ormuz comme la conséquence la plus probable d'une guerre avec l'Iran. Pour qu'une administration choisisse de déclencher une telle guerre sans avoir un plan crédible pour contrer cette arme, il faut soit une incompétence stratégique soit une arrogance hors du commun — ou les deux.
Trump a fanfaronné dans le Financial Times : « Nous avons essentiellement décimé l'Iran... Ils n'ont pas de marine, pas de système anti-aérien, pas d'armée de l'air, tout est parti. La seule chose qu'ils peuvent faire est de semer un peu de trouble en mettant une mine dans l'eau — une nuisance, mais la nuisance peut causer des problèmes. » (Wikipedia) Des « problèmes » qui font flamber le pétrole à 104 dollars et paralysent 20% du commerce mondial d'hydrocarbures.
Surprise n°3 : La résilience institutionnelle du régime
Trump a admis ne pas être sûr de la façon dont la situation allait évoluer. « Je suppose que le pire des cas serait que nous fassions ça, et qu'ensuite quelqu'un prenne le pouvoir qui soit aussi mauvais que la personne précédente, non ? » (Franceinfo) Cette phrase, prononcée dans le Bureau ovale, résume toute l'absence de plan B de l'administration Trump. Que se passe-t-il si le régime ne tombe pas ? Que se passe-t-il si le successeur de Khamenei est encore plus radical ? Ces questions n'avaient visiblement pas été sérieusement traitées avant le lancement de l'opération.
Trump a déclaré que la plupart des personnes qu'il avait en tête comme nouveaux dirigeants potentiels étaient mortes. « Nous avons un autre groupe. Ils pourraient bien être morts aussi, selon les rapports. » (Franceinfo) Une façon troublante de gérer une transition politique dans un pays de 87 millions d'habitants : éliminer successivement tous les candidats potentiels à la succession, sans savoir ce qui émergera ensuite.
Surprise n°4 : Le coût en vies américaines et en munitions
Jusqu'à présent, 13 militaires américains ont été tués. (Wikipedia) Un chiffre qui, dans le contexte de la rhétorique trumpienne d'une guerre propre et rapide, représente un tournant politique potentiellement significatif. Des responsables américains anonymes ont déclaré qu'Israël avait « informé les États-Unis cette semaine qu'il était à court d'intercepteurs de missiles balistiques ». (Les Clés du Moyen-Orient) Si Israël manque d'intercepteurs après seulement 18 jours de guerre, la question de la durabilité de la campagne militaire se pose avec une acuité particulière.
PARTIE 3 — LE « BUYER'S REMORSE » : LA MAISON-BLANCHE SE FISSURE
Des fuites sans précédent dans la deuxième administration Trump
La deuxième administration Trump avait jusqu'ici maintenu une discipline de communication remarquable. Pas de grandes fuites, pas de livres vengeurs, pas de hauts responsables anonymes contredisant publiquement le président. Cette solidarité de façade commence à se lézarder. Contrairement à la première administration Trump — plombée dès le premier jour par des grognements internes, des factions rivales et des mémoires vindicatives — le deuxième mandat de Trump a jusqu'à présent été une administration où les responsables ne laissent pas filtrer leurs doutes. Ce qui rend le rapport Axios d'autant plus frappant. (Wikipedia)
Des membres du cercle rapproché du président Donald Trump éprouvent un « buyer's remorse » à propos du conflit iranien et commencent à considérer l'opération Epic Fury comme une erreur désastreuse. (Wikipedia)
Trump a pris l'habitude de faire ce qu'il veut puis d'improviser rapidement si les choses tournent mal. Mais cette fois-ci, certains dans son entourage ont ce qu'un fonctionnaire a appelé un « buyer's remorse » — une peur grandissante que l'attaque contre l'Iran était une erreur. (Franceinfo)
L'expression « buyer's remorse » : une formule qui dit tout
Le « buyer's remorse » — les regrets de l'acheteur — est un terme emprunté à la psychologie du consommateur. Il décrit le sentiment de doute et de regret qui envahit quelqu'un après un achat important, quand l'enthousiasme initial se heurte à la réalité des coûts et des inconvénients. Appliqué à une guerre, ce terme est d'une noirceur particulière : les responsables de la Maison-Blanche regrettent d'avoir « acheté » cette guerre comme on regrette d'avoir acheté une voiture trop chère qui tombe en panne à la sortie du concessionnaire.
La guerre en Iran, qui entre dans sa troisième semaine, est la première fois que le style de Trump lui rend impossible de parler ou d'improviser facilement pour s'en sortir. (Le Grand Continent) C'est là l'essence du problème : Trump a toujours navigué à vue, improvisant des déclarations contradictoires, changeant de position en 24 heures, proclamant la victoire avant que les batailles soient gagnées. Cette méthode fonctionne dans les négociations commerciales, dans les relations diplomatiques, dans les joutes médiatiques. Elle ne fonctionne pas dans une guerre où l'adversaire — l'Iran — a sa propre stratégie, ses propres missiles, et n'est pas impressionné par les déclarations sur Truth Social.
Le « piège de l'escalade » : une sortie impossible ?
Trump risque de se retrouver pris dans un « piège de l'escalade », où une force plus puissante est incitée à continuer à attaquer pour démontrer sa domination alors que les rendements diminuent. (Le Grand Continent)
Un haut fonctionnaire de l'administration Trump a pratiquement admis autant, déclarant à Axios : « Les Iraniens qui f***ent avec le Détroit rendent [Trump] plus obstiné. » (Les Clés du Moyen-Orient) Ce témoignage, s'il est exact, décrit un mécanisme pervers : plus l'Iran perturbe le trafic pétrolier, plus Trump durcit sa position au lieu de chercher une sortie de crise. Et plus Trump durcit, plus l'Iran a intérêt à maintenir la perturbation pour maximiser la pression sur Washington. Un cercle vicieux sans issue visible.
Les Iraniens ont clairement indiqué en privé et en public que même si Trump décide de mettre fin à la guerre, ils pourraient continuer à tirer des missiles et des roquettes jusqu'à ce qu'ils obtiennent des garanties que c'est la fin de la guerre, pas seulement un cessez-le-feu temporaire. (Franceinfo) Autrement dit, même si Trump voulait s'arrêter demain, il ne peut pas simplement décréter la paix. L'Iran a son mot à dire. Et l'Iran réclame des garanties que cette administration ne peut pas fournir sans perdre la face.
PARTIE 4 — LE DISCOURS TRIOMPHALISTE VS LA RÉALITÉ DU TERRAIN
Une communication schizophrène
« Laissez-moi vous dire que nous avons gagné. Il ne faut jamais crier victoire trop tôt (mais) nous avons gagné » (Al Jazeera) , avait déclaré Trump le 11 mars lors d'un rassemblement électoral dans le Kentucky. Dans le même temps, il admettait « nous devons finir le boulot » — une formulation qui contredit l'affirmation de victoire.
Le président américain multiplie les propos contradictoires : le 17 mars, il a pris trois positions différentes au cours de la journée. (Fmes-france) Ce n'est plus de l'improvisation tactique : c'est de la confusion stratégique. Un président qui dit trois choses différentes en une journée sur une guerre en cours envoie des signaux contradictoires à ses alliés, à ses adversaires, à ses propres troupes et à l'opinion publique américaine.
Les Iraniens ont les intercepteurs dans le viseur
Des responsables américains anonymes ont déclaré qu'Israël avait informé les États-Unis qu'il était à court d'intercepteurs de missiles balistiques. Une pénurie ou, du moins, de faibles réserves exposerait les villes israéliennes à d'importants dégâts. Ce scénario ferait l'objet d'inquiétudes parmi les conseillers les plus influents de Trump. (Les Clés du Moyen-Orient)
L'Iran, en maintenant un rythme soutenu de tirs de missiles et de drones, épuise méthodiquement les stocks d'intercepteurs des défenses anti-aériennes israéliennes et américaines. Chaque missile iranien intercepté consomme un intercepteur qui coûte entre 4 et 12 millions de dollars et dont la production prend des mois. Pendant ce temps, un drone Shahed iranien coûte environ 50 000 dollars à produire. Cette asymétrie économique joue dans le temps en faveur de l'Iran.
Trump menace de se retirer puis de frapper encore plus fort
Donald Trump a une nouvelle fois dénoncé le refus des alliés des États-Unis de déployer des moyens militaires pour sécuriser le détroit d'Ormuz. Les États-Unis pourraient se désengager de la région, a-t-il menacé. « Je me demande ce qui se passerait si on 'en finissait' avec ce qu'il reste de l'État terroriste iranien, et qu'on laissait les pays qui s'en servent - pas nous - être responsables du soi-disant 'détroit' ? » (Fmes-france)
Cette déclaration met en évidence toute la contradiction de la position américaine : d'un côté Trump menace de se retirer ; de l'autre, l'armée américaine frappe encore des sites iraniens. L'armée américaine a frappé à coup de bombes anti-bunker des sites iraniens de missiles près du détroit d'Ormuz. (Fmes-france) Comment peut-on simultanément menacer de se retirer et bombarder de nouveaux sites ? La réponse est que ce n'est plus une stratégie cohérente — c'est de l'improvisation dans un contexte où l'improvisation peut avoir des conséquences catastrophiques.
PARTIE 5 — LES CONSÉQUENCES POLITIQUES INTERNES : TRUMP SUR LA CORDE RAIDE
Le soutien populaire s'effrite
Si les sondages montrent un fort soutien à la guerre contre l'Iran parmi la base MAGA, seule une minorité de Républicains « non-MAGA » y est favorable. (Les Clés du Moyen-Orient) Avec 13 soldats américains morts, le pétrole au-dessus de 100 dollars le baril et une guerre qui n'a toujours pas de sortie claire, la pression politique va inévitablement s'accentuer dans les semaines qui viennent. La base MAGA peut soutenir une guerre victorieuse et rapide. Elle supporte moins bien une guerre qui s'enlise, qui coûte des vies américaines, et qui fait monter le prix de l'essence à la pompe.
La fuite Axios : un signal politique majeur
La première administration Trump était plombée dès le premier jour par des grognements internes, des factions rivales et des mémoires vindicatives. Mais son deuxième mandat a jusqu'à présent été une administration où les responsables ne laissent pas filtrer leurs doutes mais projettent de la certitude, se serrent les coudes et attaquent les critiques. Une telle dissidence rend le rapport d'Axios d'autant plus frappant. (Wikipedia)
Des responsables qui fuient dans Axios pour dire que Trump était « high on his own supply » et que certains ont du « buyer's remorse » — dans le contexte de la discipline communicationnelle exceptionnelle de la deuxième administration Trump, c'est un signal d'alarme majeur. Cela signifie que les doutes sont suffisamment forts et suffisamment partagés pour que des responsables prennent le risque politique de parler à des journalistes, malgré les risques évidents pour leur carrière.
CONCLUSION : QUAND L'ARROGANCE DEVIENT UNE STRATÉGIE NATIONALE
L'aveu de Trump — « nous avons été choqués » — est l'un des moments les plus honnêtes et les plus troublants de sa présidence. Honnête parce qu'il dit la vérité : l'administration américaine n'avait pas prévu ce qui allait se passer. Troublant parce qu'il révèle que la décision de déclencher l'une des guerres les plus risquées de l'histoire récente des États-Unis a été prise sans planification sérieuse des scénarios adverses.
Pour revendiquer la victoire, le régime iranien n'a qu'à survivre. (Franceinfo) Cette phrase, issue du rapport Axios, résume tout. L'Iran n'a pas besoin de vaincre militairement les États-Unis. Il n'a pas besoin de reconquérir ses bases détruites, de reconstruire sa marine, de relancer ses sites nucléaires. Il n'a qu'à tenir. Et tenir, c'est précisément ce que le régime iranien fait depuis 47 ans, face à toutes les pressions, toutes les sanctions, toutes les menaces. Un régime qui a survécu à une guerre de huit ans contre l'Irak, à des décennies de sanctions économiques draconiennes, à l'assassinat de ses scientifiques nucléaires — ce régime n'allait pas s'effondrer en quatre semaines parce que Donald Trump avait décidé qu'il le voulait.
La guerre en Iran est la première fois que le style de Trump lui rend impossible de parler ou d'improviser facilement pour s'en sortir. Et Iran gets a say — l'Iran a son mot à dire. (Le Grand Continent)
Cette dernière phrase est peut-être la leçon la plus importante de cette guerre : les adversaires ont leur mot à dire. Une guerre n'est pas une négociation commerciale où une partie peut imposer ses termes à l'autre. C'est un affrontement de volontés, de ressources et de stratégies où chaque camp s'adapte aux coups de l'autre. Trump avait oublié cette réalité fondamentale. L'Iran lui rappelle, chaque jour, avec ses missiles et ses drones.
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