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L'Iran a annoncé dimanche avoir choisi Mojtaba Khamenei comme successeur au guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février contre la République islamique.

zossnews

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11 min de lecture09 mars 2026Mis à jour le 09 mars

🇮🇷 L'Iran a basculé dans une nouvelle ère. Une semaine après la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février lors d'une offensive américano-israélienne, l'Assemblée des experts a officiellement désigné son successeur : Mojtaba Khamenei, son propre fils. Cette annonce, survenue dimanche 8 mars 2026, a immédiatement déclenché une escalade militaire majeure, avec des tirs de missiles iraniens vers Israël et une extension du conflit à d'autres pays du Golfe. Alors que les Gardiens de la révolution prêtent allégeance au nouveau guide, la communauté internationale retient son souffle face à l'embrasement régional.

L'Iran a annoncé dimanche avoir choisi Mojtaba Khamenei comme successeur au guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février contre la République islamique.

L'Iran à l'heure de tous les dangers

Le 28 février 2026 restera dans l'histoire comme le jour où le Moyen-Orient a basculé. Ce jour-là, une offensive conjointe des États-Unis et d'Israël contre la République islamique d'Iran a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei, figure tutélaire qui dirigeait le pays d'une main de fer depuis 1989. Une semaine plus tard, dimanche 8 mars, l'Assemblée des experts iranienne a annoncé le nom de son successeur : Mojtaba Khamenei, son propre fils.

Cette succession, loin de se faire dans le calme, a immédiatement provoqué une onde de choc dans toute la région. Dès l'annonce officielle, l'Iran a lancé une première salve de missiles vers Israël. Dans la foulée, les Gardiens de la révolution ont prêté allégeance au nouveau guide. Pendant ce temps, des combats violents éclataient au Liban, tandis que le Koweït, Bahreïn et le Qatar étaient visés par des drones et missiles iraniens.

Le baril de pétrole a franchi la barre des 100 dollars, puis des 110 dollars, dans une escalade sans précédent depuis l'invasion de l'Ukraine. Donald Trump, depuis Washington, prévient que le nouveau guide ne tiendra "pas longtemps" sans son aval. La France dépêche des moyens militaires dans la région, tout en martelant sa posture défensive. Le Moyen-Orient est à feu et à sang.

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La mort d'Ali Khamenei : une onde de choc planétaire

Tout commence le 28 février 2026. Ce jour-là, une offensive conjointe des États-Unis et d'Israël est lancée contre la République islamique d'Iran. Les détails de l'opération restent encore flous, mais une certitude émerge rapidement des décombres : le guide suprême Ali Khamenei a été tué.

Une figure historique disparaît : Ali Khamenei, 86 ans, était à la tête de l'Iran depuis 1989, succédant à l'ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique. Pendant près de quatre décennies, il a incarné la ligne dure du régime, combinant intransigeance idéologique et realpolitik. Sa disparition laisse un vide immense à la tête du pays et du chiisme politique.

Un choc pour le régime : Pour les autorités iraniennes, l'heure est à la fois au deuil et à l'urgence. Comment organiser la succession dans un pays en guerre ? Comment maintenir l'unité du régime face à l'ennemi extérieur ? La constitution iranienne prévoit que l'Assemblée des experts, une instance de 88 religieux élus, désigne le nouveau guide suprême. Mais en temps de guerre, la procédure doit être accélérée.

Une semaine de transition : Pendant les sept jours qui suivent la mort d'Ali Khamenei, l'Iran vit dans une tension extrême. Les factions rivales s'activent en coulisses. Les modérés, les conservateurs, les ultra-radicaux : tous tentent de peser sur le choix du successeur. Mais très vite, un nom émerge avec insistance : celui de Mojtaba Khamenei, le fils du guide défunt.

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L'annonce du 8 mars : Mojtaba Khamenei désigné guide suprême

Dimanche 8 mars 2026, à la mi-journée, l'Assemblée des experts rend son verdict. Dans un communiqué solennel relayé par tous les médias iraniens, l'instance religieuse annonce :

"L'ayatollah Mojtaba Hosseini Khamenei (...) est nommé et présenté comme troisième guide du système sacré de la République islamique d'Iran, sur la base d'un vote décisif des membres respectés de l'Assemblée des experts."

Une succession dynastique : Cette annonce officialise ce que beaucoup redoutaient ou espéraient : la transmission héréditaire du pouvoir suprême en Iran. Mojtaba Khamenei succède à son père, comme dans une monarchie, mais au sein d'une République islamique censée élire ses dirigeants. Pour les opposants au régime, c'est la preuve que la "République" n'est qu'une façade masquant un pouvoir dynastique.

L'allégeance des Gardiens de la révolution : Dans la foulée, le Corps des Gardiens de la révolution islamique, l'armée idéologique du régime, publie un communiqué de soutien sans faille. "Les Gardiens soutiennent le choix de l'honorable Assemblée des experts (et) sont prêts à une obéissance totale et au sacrifice de soi pour accomplir les commandements divins" de Mojtaba Khamenei. Cette allégeance est cruciale : sans le soutien des Gardiens, aucun guide ne peut espérer se maintenir.

Des contestations malgré tout : Pourtant, la succession ne se fait pas dans l'unanimité. Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux, montrant des habitants du quartier d'Ekbatan, au nord-ouest de Téhéran, scandant "Mort à Mojtaba !" depuis leurs fenêtres, avant même l'annonce officielle de sa nomination. Un signe que le nouveau guide devra composer avec une opposition, même réduite.

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Qui est Mojtaba Khamenei ? L'homme de l'ombre sort de l'ombre

Jusqu'au 8 mars 2026, Mojtaba Khamenei était un homme de l'ombre. Peu connu du grand public, il était pourtant l'une des figures les plus influentes du régime, agissant dans les coulisses du pouvoir.

Un héritier préparé : Né en 1969 à Machhad, Mojtaba Khamenei est le deuxième fils d'Ali Khamenei. Il a été préparé dès son plus jeune âge à un rôle de premier plan. Formé dans les séminaires religieux de Qom, il a acquis une solide formation théologique qui lui confère une légitimité religieuse, condition indispensable pour accéder à la fonction de guide.

Un rôle clé dans l'ombre : Pendant des années, Mojtaba a joué un rôle d'intermédiaire entre son père et les différentes factions du régime. Il était considéré comme l'un des hommes les plus puissants d'Iran, sans jamais occuper de fonction officielle. Il supervisait notamment les relations avec le Hezbollah libanais et les milices chiites irakiennes, devenant un acteur central de la stratégie régionale iranienne.

Un conservateur dur : Idéologiquement, Mojtaba Khamenei se situe dans la ligne dure du régime. Il est réputé plus intransigeant encore que son père sur les questions de politique étrangère et de défense de la révolution. Sa désignation est un signal clair envoyé à l'intérieur et à l'extérieur : l'Iran ne pliera pas face aux pressions.

Un chef de guerre : En prenant ses fonctions en pleine guerre contre les États-Unis et Israël, Mojtaba Khamenei endosse immédiatement le costume de chef de guerre. Sa première décision, quelques heures après sa nomination, est d'ordonner des tirs de missiles vers Israël. Un message de fermeté adressé à ses adversaires, mais aussi à ses propres partisans.

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L'escalade militaire : l'Iran riposte, la région s'embrase

L'annonce de la nomination de Mojtaba Khamenei n'est pas restée sans réponse militaire. Au contraire, elle a servi de détonateur à une escalade majeure.

Des missiles vers Israël : Quelques heures après l'annonce officielle, la radio-télévision d'État Irib annonce que l'Iran a tiré une première salve de missiles vers Israël. Sur Telegram, le média officiel publie une image montrant un projectile frappé de l'inscription "sous ton commandement Seyyed Mojtaba", une référence religieuse chiite. C'est le début d'une campagne de représailles annoncée.

Le Liban en feu : Simultanément, de violents combats éclatent dans l'est du Liban. Selon l'agence de presse nationale libanaise Ani, des troupes israéliennes ont atterri à bord d'hélicoptères près de la frontière syrienne. Le Hezbollah, allié de l'Iran, annonce avoir engagé le combat et revendique avoir "abattu un hélicoptère israélien dans les montagnes à l'est de Baalbek".

Le Golfe attaqué : L'offensive iranienne ne se limite pas à Israël et au Liban. Plusieurs pays du Golfe sont pris pour cible. Le Koweït annonce que ses défenses aériennes font face à des "attaques de missiles et de drones hostiles". Bahreïn déplore des civils blessés et des bâtiments endommagés sur l'île de Sitra. À Doha, au Qatar, plusieurs fortes explosions retentissent, visées par des vagues de drones et de missiles.

Le pétrole s'envole : Conséquence immédiate de cette escalade : les cours du pétrole s'envolent. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) dépasse les 100 dollars, puis les 110 dollars, une première depuis 2022. Depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, le WTI s'est apprécié de 60 %, du jamais vu sur une période aussi courte.

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Les réactions internationales : Trump prévient, la France temporise

Face à cette escalade, la communauté internationale réagit avec des positions contrastées.

Donald Trump : la menace directe : Le président américain ne prend pas de gants. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump écrit que le successeur d'Ali Khamenei ne tiendra "pas longtemps" sans son aval. Il justifie la flambée des prix du pétrole comme un "tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde", assurant que les prix chuteront "rapidement lorsque la destruction de la menace nucléaire iranienne sera achevée". Une déclaration qui sonne comme une promesse d'escalade supplémentaire.

La France : la posture défensive : Plus mesuré, le porte-parole du Quai d'Orsay, Pascal Confavreux, martèle sur France 24 : "Nous ne sommes pas dans cette guerre, nous ne souhaitons pas l'être et nous ne la voulons pas." Pourtant, la France a dépêché d'importants moyens militaires dans la région, dont le porte-avions Charles de Gaulle et un porte-hélicoptères. Officiellement, il s'agit de rester "à proximité de nos ressortissants et de nos alliés", notamment les Émirats arabes unis.

Le président iranien prévient Macron : Lors d'un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, le président iranien Pezeshkian met en garde contre toute action d'autres parties, y compris la France. Selon la présidence iranienne, il affirme que toutes les actions de l'Iran s'inscrivent dans le cadre de la légitime défense et que toute intervention visant à "soutenir les agresseurs" équivaudrait à "une participation à la guerre".

Les alliés de l'Iran saluent la nomination : Du côté des alliés de Téhéran, les réactions sont enthousiastes. Les rebelles Houthis du Yémen saluent la désignation de Mojtaba Khamenei comme "une nouvelle victoire pour la Révolution islamique et un coup dur pour les ennemis". Même ton au Hezbollah, qui combat déjà les forces israéliennes au Liban.

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Conséquences : Le Moyen-Orient au bord de l'embrasement total

Cette succession et l'escalade militaire qui l'accompagne plongent le Moyen-Orient dans une incertitude totale.

Un nouveau guide, une nouvelle ère : Mojtaba Khamenei incarne une génération nouvelle à la tête de l'Iran. Plus jeune, plus dur, plus proche des Gardiens de la révolution, il est susceptible de mener une politique encore plus agressive que celle de son père. Sa légitimité, contestée en interne par certains, repose sur sa capacité à tenir tête aux ennemis extérieurs.

Une guerre régionale : Ce qui n'était qu'une confrontation entre l'Iran d'un côté, les États-Unis et Israël de l'autre, s'est transformé en une guerre régionale. Le Liban, la Syrie, le Koweït, Bahreïn, le Qatar sont désormais directement touchés. L'Arabie saoudite, où les États-Unis ont ordonné à leur personnel diplomatique non essentiel de quitter le pays, pourrait être la prochaine cible.

Une crise économique mondiale : Avec un baril de pétrole à plus de 110 dollars, ce sont toutes les économies mondiales qui sont menacées. L'inflation, déjà élevée dans de nombreux pays, risque de repartir à la hausse. Les marchés financiers, nerveux, pourraient subir des secousses violentes.

L'avenir incertain : Personne ne peut prédire comment cette crise va évoluer. Donald Trump promet d'en finir avec la "menace nucléaire iranienne". Mojtaba Khamenei vient de prouver qu'il était prêt à frapper durement. Entre les deux, des millions de civils, en Iran, en Israël, au Liban, dans tout le Golfe, retiennent leur souffle.

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Conclusion : L'Iran de Mojtaba Khamenei, un pari risqué

La République islamique d'Iran a choisi la continuité dans la guerre. En désignant Mojtaba Khamenei pour succéder à son père, l'Assemblée des experts a envoyé un message clair : le régime restera fidèle à sa ligne, malgré les bombes, malgré les menaces.

Mais cette succession dynastique est un pari risqué. Elle cristallise les critiques de ceux qui dénoncent la dérive monarchique du régime. Elle place à la tête du pays un homme dont la légitimité, en dehors du cercle des Gardiens de la révolution, reste à prouver. Et elle intervient dans un contexte de guerre totale, où chaque décision peut précipiter l'effondrement ou la survie du système.

Pendant ce temps, les missiles continuent de tomber sur Israël. Les hélicoptères israéliens affrontent le Hezbollah au Liban. Les drones iraniens frappent le Golfe. Et le monde entier regarde, impuissant, cette région qui s'enfonce un peu plus dans le chaos.

L'Iran de Mojtaba Khamenei ne fait que commencer. Nul ne sait où il mènera son peuple, ni jusqu'où il entraînera le Moyen-Orient dans la guerre.

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