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GUERRE EN IRAN — JOURS 19 & 20 (18-19 MARS 2026) : LA GUERRE DES ÉNERGIES COMMENCE, LE MONDE TREMBLE

zossnews

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13 min de lecture19 mars 2026Mis à jour le 19 mars

LE FRANCHISSEMENT D'UN SEUIL SANS RETOUR Il y a des guerres qui durent et des guerres qui s'emballent. La guerre contre l'Iran vient de franchir un seuil que les experts redoutaient depuis le premier jour du conflit : la guerre des infrastructures énergétiques. En l'espace de 48 heures, les 18 et 19 mars 2026, le champ gazier iranien de South Pars a été frappé par Israël, le complexe qatari de Ras Laffan — premier site de GNL au monde — a été touché en représailles par l'Iran, des raffineries koweïtiennes et saoudiennes ont brûlé, une raffinerie israélienne à Haïfa a été touchée, et Donald Trump a menacé de "détruire massivement l'intégralité du gisement de South Pars" avec "une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vues ni connues auparavant". Les frappes sur les infrastructures énergétiques risquent d'avoir des "conséquences incontrôlables, dont l'ampleur pourrait submerger le monde entier" Le Grand Continent, a averti le président iranien Massoud Pezeshkian. Et le président du Parlement iranien, Ghalibaf, a ajouté sans ambiguïté : "Une logique de loi du talion est désormais en vigueur et un nouveau niveau de confrontation a commencé." Le Grand Continent Trois semaines après le début de la guerre, le conflit ne s'éteint pas. Il s'embrase.

 GUERRE EN IRAN — JOURS 19 & 20 (18-19 MARS 2026) : LA GUERRE DES ÉNERGIES COMMENCE, LE MONDE TREMBLE

PARTIE 1 — SOUTH PARS FRAPPÉ PAR ISRAËL : LA MÈCHE QUI A TOUT ALLUMÉ

La plus grande réserve de gaz au monde touchée

Israël a attaqué mercredi la partie iranienne du site gazier offshore de South Pars, a affirmé Donald Trump, jeudi 19 mars. Le Grand Continent South Pars — connu sous le nom de North Dome du côté qatari — est tout simplement la plus grande réserve de gaz naturel connue au monde. Il fournit environ 70% du gaz naturel consommé en Iran. Le Grand Continent Frapper South Pars, c'est frapper le poumon économique et énergétique de l'Iran.

La télévision d'Etat iranienne a annoncé jeudi que "certaines parties des installations gazières" du gisement de South Pars-North Dome avaient été frappées "par des projectiles de l'ennemi américano-sioniste". Le Grand Continent

La surprise de Trump : "Je ne savais rien"

Ce qui rend cet épisode particulièrement révélateur des fractures au sein de la coalition américano-israélienne, c'est la réaction de Trump lui-même. Trump a accusé Israël d'"avoir violemment réagi" en frappant le site gazier "par colère". Journaldupays Trump a confirmé sur sa plateforme Truth Social qu'Israël avait frappé le champ gazier de South Pars mais a assuré que les Etats-Unis ne "savaient rien" de l'attaque. TIME France

Un allié qui frappe la plus grande réserve de gaz au monde sans en informer son partenaire américain. Ce seul fait dit tout de la nature réelle de la "coalition" américano-israélienne dans ce conflit : deux pays qui poursuivent des objectifs partiellement divergents et qui ne coordonnent pas toujours leurs actions.


PARTIE 2 — RAS LAFFAN EN FEU : L'IRAN FRAPPE LE CŒUR ÉNERGÉTIQUE DU MONDE

Le plus grand site de GNL au monde touché deux fois en 24 heures

La réponse iranienne à la frappe sur South Pars a été immédiate, précise et dévastatrice. En représailles, l'Iran a frappé dans la nuit de mercredi à jeudi le complexe gazier qatari de Ras Laffan, le plus important site de gaz naturel liquéfié au monde. Le Grand Continent

Ses réserves, cruciales pour les marchés internationaux, peuvent couvrir les besoins de consommations mondiaux pendant 13 ans. Le Grand Continent Frapper Ras Laffan, c'est frapper l'ensemble de l'approvisionnement mondial en GNL. Le Qatar a fait état d'une perte de 17% de sa capacité d'exportation de gaz naturel liquéfié. Franceinfo

"Aux premières heures de jeudi 19 mars, plusieurs de ses installations de GNL ont été la cible de tirs de missiles, provoquant des incendies conséquents et davantage de dommages considérables", a affirmé QatarEnergy. Le Grand Continent La diplomatie du Qatar a déploré que ces attaques "aient franchi toutes les lignes rouges en ciblant des civils, des installations civiles et vitales". Le Grand Continent

Le Qatar expulse les diplomates iraniens

Face à ces attaques répétées, le Qatar a pris une décision diplomatique sans précédent. Le Qatar a expulsé les officiels de l'ambassade iranienne après les attaques sur le site gazier de Ras Laffan. Journaldupays Un pays du Golfe qui rompt diplomatiquement avec l'Iran — en pleine guerre — c'est un basculement de l'ordre régional qui dépasse largement la simple réaction à une frappe militaire.


PARTIE 3 — LA GUERRE DES RAFFINERIES : KOWEÏT, ARABIE SAOUDITE, ISRAËL TOUCHÉS

Une offensive énergétique tous azimuts

La frappe sur Ras Laffan n'est que le premier acte d'une offensive iranienne élargie à l'ensemble des infrastructures énergétiques de la région. En quelques heures dans la nuit du 18 au 19 mars, l'Iran a frappé sur plusieurs fronts simultanément.

Une attaque de drone a touché jeudi matin l'une des plus importantes raffineries de la compagnie pétrolière nationale du Koweït, provoquant un incendie dans l'une de ses unités. TIME France Un drone s'est également abattu sur la raffinerie saoudienne de Samref, située dans la zone industrielle de Yanbu, sur les rives de la mer Rouge. Le Grand Continent Et côté israélien, une raffinerie a été touchée dans le nord d'Israël après des tirs de missiles iraniens. France 24

Deux raffineries ont été attaquées jeudi au Koweït, de même que le port saoudien de Yanbu, sur la mer Rouge, une voie d'exportation alternative au détroit d'Ormuz. Franceinfo L'Iran ne se contente pas de bloquer Ormuz : il frappe toutes les voies de contournement possibles.

L'Arabie saoudite menace de riposter militairement

Face à ces attaques répétées sur son territoire, l'Arabie saoudite franchit un seuil dans sa posture publique. "Nous nous réservons le droit de mener des actions militaires si cela s'avère nécessaire", a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, soulignant que "le Royaume ne cédera pas aux pressions." Le Grand Continent L'entrée en guerre directe de l'Arabie saoudite contre l'Iran serait une transformation radicale du conflit.


PARTIE 4 — TRUMP MENACE DE DÉTRUIRE SOUTH PARS : L'ULTIMATUM LE PLUS DANGEREUX DE LA GUERRE

Une menace sans précédent

"Plus aucune attaque ne sera menée par Israël concernant ce champ de South Pars extrêmement important et précieux, à moins que l'Iran ne décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar. Dans ce cas, les Etats-Unis d'Amérique, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vues ni connues auparavant", a écrit Donald Trump. TIME France

Cette déclaration est l'une des plus dangereuses prononcées par un président américain depuis des décennies. Détruire South Pars — qui fournit 70% du gaz naturel iranien et fait partie de la plus grande réserve de gaz du monde partagée avec le Qatar — ce n'est pas seulement frapper l'Iran militairement. C'est potentiellement déclencher une catastrophe environnementale et énergétique mondiale sans précédent.

L'escalade entre Trump et Netanyahu

Trump a dit à Netanyahu de ne plus frapper les champs de gaz iraniens. Journaldupays Mais la frappe avait déjà eu lieu. Ce face-à-face entre les deux alliés — Trump furieux qu'Israël ait frappé sans le prévenir, Netanyahu poursuivant ses propres objectifs — révèle les tensions profondes au sein de la coalition.


PARTIE 5 — LES AUTRES NOUVELLES DU JOUR : MORT DU MINISTRE DU RENSEIGNEMENT, NUCLÉAIRE, 200 MILLIARDS

Esmaïl Khatib, ministre du Renseignement, assassiné

L'Iran a confirmé "l'assassinat lâche" d'Esmaïl Khatib, son ministre du Renseignement. Ifri C'est le quatrième ou cinquième dirigeant iranien de très haut rang éliminé depuis le début du conflit, après Khamenei, son chef d'état-major, Larijani et le chef du Bassidj. La décapitation systématique du régime se poursuit.

La centrale nucléaire de Bouchehr : une bombe à retardement

Un projectile a touché la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, sans victimes signalées. Fmes-france Le chef de Rosatom a averti que "pas une seule partie au conflit n'échapperait à l'impact des radiations en cas d'accident grave". Journaldupays Rosatom a évacué une partie de son personnel de Bouchehr et prévoit de retirer la plupart des 480 personnes encore présentes. Journaldupays L'OMS a activé son protocole d'urgence nucléaire. L'Organisation mondiale de la Santé a activé début mars un "protocole d'urgence" pour se préparer à un éventuel incident nucléaire. Les Clés du Moyen-Orient

Le Pentagone demande 200 milliards supplémentaires

Le Pentagone va demander au Congrès américain des fonds supplémentaires, confirme jeudi Pete Hegseth, le ministre de la Défense. Le Washington Post a rapporté que le Pentagone souhaite demander plus de 200 milliards de dollars au Congrès pour financer la guerre contre l'Iran. Franceinfo Certains sénateurs républicains ont semblé surpris par ce montant. Wikipedia

Le Pentagone sans calendrier de fin de guerre

Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, déclare jeudi que les Etats-Unis n'ont pas de "calendrier défini" ni de "délai fixé" pour la fin des opérations militaires américaines en Iran, commencées il y a bientôt trois semaines. Franceinfo Trump avait promis quatre semaines. Le Pentagone ne fixe plus aucun délai.

Macron propose un moratoire

Le président français a proposé un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles, notamment énergétiques, disant avoir échangé avec Trump et l'émir du Qatar. "Il est d'intérêt commun de mettre en œuvre sans délai un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques", a-t-il écrit sur X. Wikipedia

Les alliés changent de position sur Ormuz

Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ainsi que le Japon se disent favorables à prêter main-forte aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz. Franceinfo Après avoir refusé lundi, plusieurs pays occidentaux pivotent face à l'escalade énergétique.


PARTIE 6 — LE BILAN HUMAIN AU JOUR 20 : LES CHIFFRES QUI ÉCRASENT

En Iran, on dénombre plus de 1 440 morts et plus de 18 700 blessés. Au Liban, on compte au moins 886 morts et plus de 2 100 blessés. Fmes-france En Israël, le bilan s'élève désormais à 14 morts, tandis que les États-Unis ont déploré 13 morts parmi les membres de leurs forces armées. Euronews

L'OMS a recensé des dizaines d'attaques contre des établissements de santé ces dernières semaines. L'agence a averti que l'accès aux soins devient de plus en plus difficile, tandis que les dommages environnementaux causés par les frappes contre les infrastructures énergétiques accroissent les risques sanitaires. Fmes-france

L'Iran a annoncé jeudi l'exécution de trois "émeutiers" reconnus coupables du meurtre de membres des forces de l'ordre et d'avoir agi pour Israël et les Etats-Unis. Le Grand Continent La répression intérieure s'intensifie.


PARTIE 7 — L'IMPACT ÉCONOMIQUE : LE GAS S'ENVOLE, LES BOURSES PLONGENT

Le baril américain WTI, en hausse de plus de 5% jeudi, est brièvement repassé au-dessus de 100 dollars. Le gaz européen s'est lui envolé jusqu'à +35%, tandis que les Bourses européennes évoluaient en net repli, perdant plus de 2%, et que la Bourse de New York ouvrait dans le rouge. France 24

Environ 80% du gaz liquéfié et de pétrole qui transite normalement par le détroit d'Ormuz est destiné aux marchés asiatiques. Mais les pays européens, qui importent une partie du gaz du Qatar, sont également touchés. Le blocage du détroit, ainsi que le ralentissement voire l'arrêt de la production à cause des frappes signifient moins d'offre et donc une envolée des prix. Le Grand Continent


CONCLUSION : LE MONDE AU BORD DU PRÉCIPICE ÉNERGÉTIQUE

Le 19 mars 2026, au vingtième jour de cette guerre, le conflit a franchi une ligne que les experts redoutaient depuis le premier jour. Ce n'est plus seulement une guerre militaire entre États. C'est maintenant une guerre des énergies, où chaque camp détruit les infrastructures qui permettent au monde de se chauffer, de se nourrir et de produire. South Pars en flammes. Ras Laffan endommagé à 17%. Des raffineries au Koweït, en Arabie saoudite, en Israël qui brûlent. Le gaz européen à +35% en une journée.

Le détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran, ne retrouvera pas son fonctionnement d'avant-guerre, avertit le président du Parlement iranien. Euronews Le monde, lui, ne retrouvera pas non plus son équilibre énergétique d'avant le 28 février — pas de sitôt.

Trump avait promis quatre semaines. Le Pentagone dit qu'il n'y a pas de calendrier. L'Iran continue de tirer. Et le monde paie la facture de cette guerre, chaque jour un peu plus cher.