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🔥 GUERRE EN IRAN — JOUR 18 : MARDI 17 MARS 2026, L'ESCALADE TOTALE

zossnews

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23 min de lecture17 mars 2026Mis à jour le 18 mars

LE JOUR OÙ TOUT S'EST ENCORE EMBALLÉLe mardi 17 mars 2026 restera comme l'une des journées les plus intenses et les plus décisives depuis le déclenchement de la guerre le 28 février. En l'espace de quelques heures, plusieurs événements majeurs ont simultanément transformé le paysage de ce conflit qui n'en finit pas de s'élargir. Israël annonce l'élimination d'Ali Larijani, l'homme qui était devenu depuis la mort de Khamenei le dirigeant de facto du régime iranien. Une invasion terrestre israélienne est officiellement lancée au Liban. Donald Trump se retrouve humilié par ses alliés de l'OTAN qui refusent en bloc de l'aider à sécuriser le détroit d'Ormuz. Des missiles iraniens touchent Jérusalem pour la première fois depuis le début du conflit, éraflant des sites saints des trois grandes religions monothéistes. Et les marchés pétroliers continuent de s'emballer, avec le Brent au-delà des 104 dollars le baril. Voici le décryptage complet et minuté de cette dix-huitième journée de guerre.

🔥 GUERRE EN IRAN — JOUR 18 : MARDI 17 MARS 2026, L'ESCALADE TOTALE

LE JOUR OÙ TOUT S'EST ENCORE EMBALLÉ

Le mardi 17 mars 2026 restera comme l'une des journées les plus intenses et les plus décisives depuis le déclenchement de la guerre le 28 février. En l'espace de quelques heures, plusieurs événements majeurs ont simultanément transformé le paysage de ce conflit qui n'en finit pas de s'élargir. Israël annonce l'élimination d'Ali Larijani, l'homme qui était devenu depuis la mort de Khamenei le dirigeant de facto du régime iranien. Une invasion terrestre israélienne est officiellement lancée au Liban. Donald Trump se retrouve humilié par ses alliés de l'OTAN qui refusent en bloc de l'aider à sécuriser le détroit d'Ormuz. Des missiles iraniens touchent Jérusalem pour la première fois depuis le début du conflit, éraflant des sites saints des trois grandes religions monothéistes. Et les marchés pétroliers continuent de s'emballer, avec le Brent au-delà des 104 dollars le baril. Voici le décryptage complet et minuté de cette dix-huitième journée de guerre.


PARTIE 1 — L'ÉLIMINATION D'ALI LARIJANI : UN AUTRE PILIER DU RÉGIME S'EFFONDRE

Qui était Ali Larijani ?

Figure centrale du régime, Ali Larijani avait été nommé le 5 août 2025 secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale par le président Massoud Pezeshkian. Considéré comme un conservateur modéré, il a notamment présidé le Parlement iranien (Assemblée consultative islamique) durant douze ans, de 2008 à 2020. Auparavant, il avait été le négociateur en chef du dossier nucléaire entre 2005 et 2007. Depuis la mort d'Ali Khamenei le 28 février 2026, Ali Larijani était perçu comme l'un des hommes les plus puissants d'Iran, assumant de fait un rôle de direction dans le vide laissé au sommet de l'État. Le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei n'a pour l'instant fait aucune apparition publique. Franceinfo

Ali Larijani était « le dirigeant de facto du régime iranien, surtout depuis deux semaines », selon un responsable militaire israélien sous couvert d'anonymat. « Mais même avant cela, il était considéré comme celui qui prenait les décisions et tirait les ficelles ». Le Grand Continent

L'annonce israélienne

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi « l'élimination » d'Ali Larijani, l'un des principaux dirigeants iraniens, et du général Gholamréza Soleimani, commandant de la milice du Bassidj, « l'appareil répressif central de l'Iran ». Wikipedia Netanyahu a affirmé mardi qu'en tuant Ali Larijani, Israël donnait aux Iraniens une « occasion de prendre en main leur destin », dans une vidéo diffusée par son bureau. « Ce matin, nous avons éliminé Ali Larijani, le chef d'une bande de gangsters qui dirige en réalité l'Iran. Nous ébranlons ce régime dans l'espoir de donner au peuple iranien une chance de s'en débarrasser. » Wikipedia

La réponse ambiguë de Téhéran

L'Iran a publié une note manuscrite de Larijani portant sur un sujet sans rapport, dans une tentative apparente et vaine de prouver qu'il était vivant. Le pays n'a pas commenté la mort apparente du commandant paramilitaire Soleimani. TIME France Cette absence de démenti ferme est généralement interprétée comme une confirmation tacite du décès. Ce silence de Téhéran est lui-même éloquent : il traduit une désorganisation au sommet de l'État et une incapacité à gérer l'information dans un contexte de communications partiellement coupées par les frappes.

La décapitation systématique du régime

Depuis le 28 février, Israël et les États-Unis ont méthodiquement éliminé les plus hauts responsables du régime iranien. L'armée israélienne affirme avoir frappé près de 8 000 cibles en Iran, mettant hors service plus de 85% des défenses aériennes du pays et environ 70% de ses lanceurs de missiles. Le Grand Continent La liste des hauts responsables tués en dix-huit jours est proprement stupéfiante : Khamenei lui-même le jour J, son chef d'état-major, plusieurs hauts responsables des Gardiens, et maintenant Larijani. Cette décapitation systématique est sans précédent dans l'histoire des conflits modernes.

Pourtant, comme pour chaque frappe précédente qui devait « changer la donne », le régime iranien continue de fonctionner. Selon Trump, qui a admis être surpris par la résistance iranienne : « Nous avons été choqués. Personne ne pensait qu'ils allaient frapper » dans le Golfe. Wikipedia Cette phrase est révélatrice d'un aveu implicite : les planificateurs américains n'avaient pas anticipé la capacité de résilience d'un régime qu'ils espéraient voir s'effondrer sous les bombes.


PARTIE 2 — L'INVASION TERRESTRE DU LIBAN : UN NOUVEAU VIETNAM ?

L'annonce et ses conditions

Le 17 mars, Israël a lancé une invasion terrestre dans le sud du Liban. Le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'opération serait similaire à la guerre de Gaza, et a suggéré qu'Israël pourrait occuper une partie du territoire libanais indéfiniment et a exclu le retour des Libanais déplacés chez eux tant que le Hezbollah resterait une menace. Wikipedia

Selon le site américain Axios, citant des responsables israéliens et américains, Israël prévoit d'étendre considérablement son opération terrestre au Liban, avec pour objectif de s'emparer de toute la zone située au sud du fleuve Litani et de démanteler l'infrastructure militaire du Hezbollah. Cela pourrait constituer la plus grande invasion terrestre israélienne contre le Liban depuis 2006, et une opération d'une telle ampleur pourrait conduire à une occupation israélienne prolongée du sud du pays. « Nous allons faire ce que nous avons fait à Gaza », a déclaré un haut responsable israélien. Franceinfo

Ce qui a fait basculer le calcul israélien

Jusqu'à il y a quelques jours, le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu cherchait encore à contenir l'escalade au Liban afin de rester concentré sur l'Iran. Ce calcul a changé lorsque le Hezbollah a lancé plus de 200 missiles lors d'une attaque massive coordonnée avec l'Iran. « Avant cette attaque, nous étions prêts à un cessez-le-feu au Liban, mais après cela, il n'y a plus de retour en arrière possible face à une opération massive. » Franceinfo

L'ampleur de l'opération terrestre

L'offensive a été lancée par deux brigades, chargées de s'emparer des zones frontalières du Liban et de détruire l'infrastructure du Hezbollah. Israël a manifestement sous-estimé les capacités militaires du Hezbollah, qui bombarde le nord d'Israël depuis ses positions. IRIS

Au total, l'armée israélienne affirme avoir mené plus de 1 100 frappes depuis le début de l'escalade au Liban, visant notamment environ 190 positions de la force d'élite al-Radwan du Hezbollah, ainsi que plus de 200 missiles ou lanceurs de missiles. Franceinfo

La résistance du Hezbollah

Contrairement aux prévisions optimistes de Tsahal, le Hezbollah résiste. Le mouvement Hezbollah pro-iranien a dit lundi avoir de nouveau visé des soldats israéliens à Khiam, première attaque qu'il revendique dans cette localité du sud du Liban depuis qu'Israël a annoncé des « opérations terrestres limitées ». Journaldupays Le Hezbollah conserve une capacité de frappe et une organisation militaire qui ont survécu à des semaines de bombardements intensifs — un résultat qui contraste avec les objectifs déclarés de l'armée israélienne.

Le bilan humain au Liban : une catastrophe

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Franceinfo Les frappes israéliennes ont jusqu'à présent déplacé plus d'un million de Libanais, soit environ 20% de la population selon le gouvernement. Le Grand Continent

Le Liban, acculé par la gestion du million de déplacés, les bombardements incessants et le risque d'invasion, peine à absorber cet afflux. « C'est plus dur pour eux. Ils pleurent beaucoup, leur place ne devrait pas être ici. Ils voient du sang, des morceaux de corps, les brûlures, les fractures, la panique », témoigne une infirmière de Rayak. Journaldupays

Les Occidentaux disent non à une grande invasion

Lundi 16 mars, « une offensive terrestre israélienne de grande envergure aurait des conséquences humanitaires dévastatrices et pourrait conduire à un conflit prolongé », ont déclaré les dirigeants de l'Allemagne, du Canada, de la France, de l'Italie et du Royaume-Uni dans un communiqué conjoint. Euronews Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a jugé « inacceptables » les déclarations menaçant d'imposer au Liban le même niveau de destruction qu'à Gaza. Wikipedia


PARTIE 3 — L'OTAN CLAQUE LA PORTE AU NEZ DE TRUMP

La demande américaine rejetée en bloc

Donald Trump a dénoncé mardi 17 mars « une erreur vraiment stupide » de l'OTAN, après que de nombreux pays alliés ont refusé de participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz. Wikipedia Cette fracture est historique. Pour la première fois depuis la fondation de l'Alliance atlantique en 1949, les membres de l'OTAN refusent collectivement de soutenir une opération militaire américaine en cours.

La guerre engagée par Israël et les États-Unis contre l'Iran « n'a rien à voir avec l'OTAN », a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand. « L'OTAN est une alliance pour la défense du territoire de ses membres et il manque le mandat permettant de faire intervenir l'OTAN. » France 24

Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l'UE, a déclaré que la discussion sur l'extension du mandat de la mission navale de l'UE Aspides au détroit d'Ormuz « n'a pas suscité d'intérêt de la part des États membres ». « Personne ne veut participer activement à cette guerre. » Le Grand Continent

Le président américain espérait notamment l'aide des pays de l'OTAN. Mais en Europe, l'Allemagne et la Grande-Bretagne excluent une opération de l'Alliance atlantique. Le Japon et l'Australie, alliés historiques des États-Unis, ont eux aussi écarté l'envoi de navires de guerre. Pékin n'est pas revenu sur la question de la sécurité du détroit, mais a annoncé l'envoi d'aide humanitaire à l'Iran, la Jordanie, le Liban et l'Irak. Wikipedia

La France : ni guerre ni abandon total

« La France ne prendra pas part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel », a déclaré Emmanuel Macron lors d'un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale. Wikipedia Mais Macron a martelé qu'il était hors de question pour la France de s'engager dans des opérations de sécurisation du détroit d'Ormuz tant que les bombardements israélo-américains se poursuivaient. Mais en cas de désescalade, elle pourrait participer à des « escortes » de navires dans ce passage stratégique. Franceinfo

Cette nuance française est importante : Paris ne claque pas définitivement la porte, mais pose des conditions claires. Une désescalade préalable est nécessaire avant que la France n'envoie ses navires. Or, à ce jour, aucune désescalade n'est en vue.

Trump tourne le dos à l'OTAN et réclame l'aide de la Chine

Face au refus collectif de ses alliés, Trump a adopté une posture de déni bravache. Il a affirmé sur son réseau Truth Social ne plus avoir « besoin » de leur aide. « Les États-Unis ont été informés par la plupart de nos "alliés" de l'OTAN qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN. » Wikipedia

En parallèle, Donald Trump fait pression sur ses alliés et sur la Chine pour qu'ils sécurisent le trafic d'hydrocarbures dans le détroit d'Ormuz verrouillé par l'Iran. Franceinfo Cette tentative d'impliquer Pékin dans une guerre que la Chine condamne fermement traduit le désarroi croissant de l'administration américaine face à l'isolement diplomatique dans lequel elle se retrouve.

Une démission symbolique au sein de l'administration

Un haut responsable de l'administration Trump a démissionné en signe de protestation contre la guerre en Iran, affirmant qu'elle avait été lancée sous pression israélienne. TIME France Cette démission au cœur même de l'appareil d'État américain est un signal politique fort. Elle confirme que les fractures internes à Washington sur cette guerre sont réelles, profondes, et ne se limitent pas aux seuls démocrates.


PARTIE 4 — LES FRAPPES SUR JÉRUSALEM : UN SACRILÈGE MONDIAL

Des missiles touchent les trois religions monothéistes

Dans la nuit du 16 au 17 mars, un événement d'une gravité symbolique exceptionnelle s'est produit à Jérusalem. En Israël, un missile iranien intercepté a projeté des éclats d'obus dans la vieille ville de Jérusalem, touchant le toit du patriarcat orthodoxe grec, à quelques mètres de l'église du Saint-Sépulcre, construite sur ce qui est vénéré par de nombreux chrétiens comme le site de la crucifixion, de l'enterrement et de la résurrection de Jésus. Des éclats d'obus sont également tombés près du Mur occidental, le site le plus sacré où les Juifs peuvent prier, et dans l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, le troisième site le plus sacré de l'islam. Le Grand Continent

La police israélienne a annoncé que des débris de missiles et d'intercepteurs sont tombés sur des lieux saints à Jérusalem. Euronews Le fait que des fragments de missiles — iraniens ou des intercepteurs — aient simultanément endommagé des sites sacrés pour les chrétiens, les juifs et les musulmans est d'une portée symbolique incalculable. Aucune guerre moderne n'avait jusque-là réussi ce triste exploit.

Frappes iraniennes sur Israël : des armes nouvelles

Israël a fait état de deux salves iraniennes tirées tôt mardi en direction de Tel-Aviv et d'une zone située au sud de la mer de Galilée. Le Grand Continent Les services de secours inspectent le site d'un impact à la suite d'une attaque au missile iranien sur une gare dans le centre d'Israël. Des traînées de roquettes sont visibles dans le ciel lors d'une attaque de missile balistique iranien sur Israël, au-dessus de la ville côtière de Netanya. TIME France

Plus préoccupant encore pour Israël, la police israélienne a publié des images de la chute d'une bombe à sous-munitions dans une rue de Tel-Aviv. Selon les forces de l'ordre, trois personnes ont été légèrement blessées. IRIS L'utilisation de bombes à sous-munitions en zone urbaine est une violation du droit international humanitaire qui va susciter une condamnation internationale supplémentaire.


PARTIE 5 — LA GUERRE DES MISSILES : PEUT-ELLE S'ÉPUISER D'ELLE-MÊME ?

Un arsenal qui s'amenuise des deux côtés

Le taux de lancement de missiles balistiques par l'Iran a diminué depuis le début de la guerre jusqu'au 4 mars, les analystes pointant à la fois un épuisement des stocks de missiles et de lanceurs iraniens ainsi qu'une stratégie de rationnement pour une guerre plus longue comme facteurs explicatifs. Wikipedia

Le coût monétaire des attaques iraniennes est significativement moins élevé que celui de les neutraliser. Pour chaque projectile, deux à trois intercepteurs doivent être tirés, et le coût des intercepteurs PATRIOT et THAAD est de 4 millions et 12 millions de dollars respectivement, contre seulement 50 000 dollars pour produire un drone Shahed. Wikipedia Cette asymétrie économique est fondamentale : l'Iran peut saturer les défenses américaines et israéliennes à un coût infiniment moindre que celui de les neutraliser. Pour chaque million dépensé par Téhéran, Washington doit dépenser 80 à 240 millions pour intercepter les projectiles.

Les États-Unis dépensent contre l'Iran plus de missiles Tomahawk qu'ils ne peuvent en produire. IRIS Cette information, si elle est confirmée, est d'une portée stratégique majeure : elle signifie que les États-Unis ne peuvent pas maintenir indéfiniment le rythme actuel de leurs opérations offensives sans épuiser leurs stocks de munitions de précision.

Israël débloque des milliards en urgence

Israël a débloqué plus de 800 millions de dollars dans l'urgence afin de soutenir l'effort de guerre. Cette enveloppe s'ajoute à un budget de la Défense déjà révisé à la hausse ce mois-ci à 45 milliards de dollars pour 2026. Aucune précision n'a été donnée sur la nature de ces équipements, qu'ils soient offensifs ou défensifs. Cette rallonge laisse en tout cas penser qu'Israël se prépare à un conflit appelé à durer, peut-être au-delà de ses premières estimations. Dimanche, le porte-parole de l'armée israélienne affirmait disposer de plans opérationnels pour au moins trois semaines supplémentaires. France 24


PARTIE 6 — LE BILAN HUMAIN TOTAL AU JOUR 18

En Iran : plus de 2 400 morts

Les attaques américaines et israéliennes ont jusqu'à présent tué plus de 1 300 personnes en Iran, dont environ 500 femmes et enfants, selon les chiffres du gouvernement. Le Grand Continent À ce bilan civil s'ajoutent les pertes militaires iranienne. Le 14 mars, l'organisation Hengaw des droits de l'Homme estimait à 4 400 le nombre de membres des forces militaires iraniennes tués dans les attaques. Wikipedia Le bilan total côté iranien dépasse donc les 5 700 personnes entre civils et militaires, des chiffres qui restent néanmoins difficiles à vérifier indépendamment.

Au Liban : 912 morts, un million de déplacés

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants et 38 personnels de santé depuis le 2 mars. Franceinfo C'est en Iran et au Liban qu'ont été tuées la majorité des plus de 2 000 morts recensés par les autorités des différents impliqués, en deux semaines de conflit. RTS

Les sites patrimoniaux de l'humanité détruits

L'UNESCO alerte sur les dommages causés sur le patrimoine culturel de l'Iran. Quatre sites iraniens sur les 29 inscrits au patrimoine mondial ont été touchés par des frappes, selon l'organisation mondiale. Ifri La destruction de la place Naqsh-e-Jahan à Ispahan, l'un des plus beaux ensembles architecturaux du monde islamique, érigé sous Shah Abbas au XVIIe siècle, représente une perte irréparable pour le patrimoine de l'humanité tout entière.


PARTIE 7 — LE CHOC ÉCONOMIQUE : UN MONDE QUI PAIE LA FACTURE

Le pétrole flambe à plus de 104 dollars

Le prix du baril de Brent est à 104,80 dollars, soit une hausse de plus de 40% par rapport au début de la guerre. Le Grand Continent Le gaz naturel est encore plus durement touché. Le contrat de référence néerlandais TTF, principale jauge des prix du gaz en Europe, a bondi de 60% à 52 euros le mégawattheure. Environ 80 millions de tonnes par an de GNL, soit 19% de l'offre mondiale, sont actuellement à l'arrêt en raison des perturbations dans le détroit et de la fermeture des installations de liquéfaction au Qatar. Wikipedia

Les gagnants et perdants des marchés européens

Dans ce marasme, le norvégien Vår Energi gagne 19,9%, tandis qu'Aker BP progresse de 17,1%. L'italien Eni s'apprécie de 14,7%. Les hausses les plus spectaculaires viennent d'un secteur inattendu : les biocarburants. Le producteur allemand de carburants renouvelables Verbio SE s'envole de 30,4%, et le finlandais Neste Oyj, premier fabricant mondial de diesel renouvelable, gagne 28,1%. Wikipedia Paradoxalement, cette guerre déclenchée par deux des plus grandes puissances militaires du monde est en train d'accélérer la transition énergétique mondiale, en rendant les énergies fossiles plus chères et les alternatives plus attractives.

L'Ormuz : un verrou mondial qui tient toujours

Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent par le détroit d'Ormuz. Wikipedia Le détroit d'Ormuz est totalement contrôlé par Téhéran. Les conditions de l'Iran pour la reprise du transit ont été révélées selon un journaliste israélien. Fmes-france L'agence maritime britannique UKMTO a par ailleurs rapporté qu'un nouveau tanker avait été endommagé par un « projectile inconnu » alors qu'il était à l'ancre dans le golfe d'Oman, près du détroit d'Ormuz. Wikipedia

La Coupe du Monde 2026 en péril pour l'Iran

Dans une note presque surréaliste au milieu des bombardements, la Fédération iranienne « négocie » avec la FIFA pour disputer ses matchs du premier tour de la Coupe du monde 2026 au Mexique plutôt qu'aux États-Unis, a affirmé le patron de la fédération iranienne, Mehdi Taj. Wikipedia La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déclaré que son pays n'aurait aucun problème à accueillir les matchs de l'Iran à la Coupe du monde 2026, si l'instance du football mondial FIFA était d'accord. TIME France Que des fonctionnaires iraniens négocient l'hébergement de matchs de football dans le même temps où leurs villes sont sous les bombes est une image surréaliste qui dit beaucoup sur la manière dont la société iranienne tente de maintenir une normalité sous l'état de guerre.


PARTIE 8 — LA RUSSIE TIRE LES LEÇONS POUR L'UKRAINE

Pour Moscou, le déchaînement de la violence au Moyen-Orient ne prouve qu'une chose : en Ukraine, Poutine doit accélérer. Euronews L'analyste russe Ivan Timofeev, dans un texte qui a circulé dans les cercles du Kremlin, tire sept leçons de la guerre en Iran qui seraient applicables au conflit ukrainien. La principale : les bombes et les missiles ne suffisent pas à faire tomber un régime résolu, mais ils constituent une opportunité à saisir pendant que l'Occident est distrait et divisé.

La guerre en Iran a en effet produit un effet de distraction stratégique majeur pour la Russie. L'attention médiatique, politique et militaire des États-Unis et de l'Europe est largement accaparée par le Moyen-Orient. Les livraisons d'armes à l'Ukraine risquent de se réduire, les ressources étant mobilisées pour soutenir les opérations en Iran. Putin observe, calcule et pourrait en profiter pour intensifier ses opérations en Ukraine au moment où Washington est le plus occupé ailleurs.


CONCLUSION : UN CONFLIT QUI FRACTURE LE MONDE

Au dix-huitième jour de cette guerre déclenchée le 28 février 2026, le bilan est accablant et les perspectives sont sombres. Les États-Unis et Israël ont tué des milliers de personnes en Iran et détruit une partie considérable de l'appareil militaire iranien. Mais le régime tient. La décapitation de ses dirigeants — Khamenei, puis Larijani, puis le chef du Bassidj — n'a pas provoqué l'effondrement espéré. Le peuple iranien, traumatisé et endeuillé, ne s'est pas soulevé contre le régime. Les alliés de Washington ont refusé de soutenir les opérations dans le détroit d'Ormuz, laissant les États-Unis diplomatiquement isolés dans un conflit qu'ils ont déclenché seuls.

C'est en Iran et au Liban qu'ont été tuées la majorité des plus de 2 000 morts recensés par les autorités, en deux semaines de conflit. RTS Ces morts — soldats, civils, enfants, personnels médicaux, archéologues, policiers — sont le visage humain d'une guerre qui n'avait pas lieu d'être, qui a failli ne pas avoir lieu, et qui aujourd'hui ne sait plus comment se terminer.

Trump avait dit quatre semaines. Nous sommes à la troisième. Et rien, dans les images qui arrivent de Téhéran bombardée, de Beyrouth dévastée, du détroit d'Ormuz bloqué ou des marchés financiers en ébullition, ne permet d'imaginer une sortie de crise prochaine.