Ali Larijani tué dans une frappe israélienne : l'Iran décapité de son homme le plus puissant Introduction : Un nouveau coup mortel au cœur du régime
zossnews
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Un nouveau coup mortel au cœur du régime Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a officiellement confirmé ce mardi 17 mars 2026 le décès d'Ali Larijani, l'une des figures de proue du régime, tué lors d'une frappe revendiquée par Israël. L'attaque a également coûté la vie à son fils Morteza Larijani, à son chef de cabinet Alireza Bayat et au général Gholamreza Soleimani, chef de la force Basij, décapitant une partie de la haute direction sécuritaire du pays. (Médias24) En dix-huit jours de guerre ouverte entre Israël, les États-Unis et l'Iran, rarement une frappe aura eu une résonance aussi profonde. Ali Larijani était considéré comme l'homme le plus influent d'Iran depuis la disparition du Guide suprême. (Foot Mercato) Son élimination marque une nouvelle étape dans la stratégie israélienne de décapitation systématique du sommet de l'État iranien — une stratégie qui, en moins de trois semaines, a transformé la République islamique en un édifice institutionnel dont les étages supérieurs s'effondrent l'un après l'autre.

Chronologie d'une guerre qui a tout changé
Pour saisir la portée de la mort d'Ali Larijani, il faut remonter le fil d'une escalade vertigineuse qui a commencé bien avant le 28 février 2026.
La guerre Iran-Israël, ou guerre des Douze Jours, est un conflit armé du 13 juin au 24 juin 2025. Ce conflit se transforme en guerre ouverte lorsqu'Israël déclenche une attaque surprise contre l'Iran, l'opération Rising Lion. De nombreuses installations nucléaires iraniennes sont alors touchées par les missiles israéliens, notamment les usines d'enrichissement de Natanz et de Fordo, le centre de recherche d'Ispahan et le réacteur nucléaire d'Arak. Lors de cette attaque, les Israéliens parviennent à tuer plusieurs personnalités iraniennes de premier plan. (Shango Media)
Ce premier conflit de douze jours se termine par un cessez-le-feu précaire. Mais les braises restent vives. Après la guerre de douze jours et les frappes israélo-américaines en juin 2025, les Iraniens avaient commencé à construire de nouveaux sites, des bunkers souterrains qui auraient rendu leurs programmes de missiles balistiques et leur programme d'armement nucléaire intouchables d'ici quelques mois. (France 24)
À partir de décembre 2025, des manifestations nationales anti-régime éclatent en Iran, provoquées par l'effondrement économique et la chute du rial. (Kingofgeek) Un Iran déjà fragilisé militairement se retrouve également ébranlé de l'intérieur.
Puis vient le basculement définitif. Les États-Unis et Israël annoncent le samedi 28 février avoir lancé une campagne de bombardements sur l'Iran. Le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a été tué. (La Presse) Ali Khamenei est tué aux premières heures du matin à l'âge de 86 ans, après plus de 36 ans de règne à la tête de la République islamique. (Femmes du Maroc)
La quatrième phase du conflit, la plus forte intervention militaire, débute le 28 février 2026 lors du bombardement de l'Iran par les forces israéliennes et américaines, et mène à la mort de l'ayatollah Khamenei. L'Iran répond par plusieurs envois de missiles sur des bases militaires américaines en Arabie saoudite, à Oman, au Koweït, en Irak, en Syrie, en Israël, à Chypre, en Jordanie, au Qatar et aux Émirats arabes unis. (Franceinfo La 1ère)
La guerre est totale. Et dans ce contexte de chaos institutionnel provoqué par la mort du Guide suprême, un homme s'était imposé comme le pivot du régime : Ali Larijani.
Ali Larijani : portrait d'un homme de l'ombre propulsé au sommet
Ali Larijani est né le 3 juin 1958 à Najaf, en Irak. Il appartenait à une famille religieuse influente basée à Amol dans la province de Mazandaran, dans le nord du pays. Il poursuit des études en mathématiques et en philosophie et obtient un doctorat en philosophie à l'Université de Téhéran — avec une thèse sur Kant. Comme l'ayatollah Ali Khamenei, il était diplômé du séminaire de Qom. (Senegal7)
Un profil singulier, mêlant rigueur théologique et formation académique de haut niveau, que le géographe Bernard Hourcade, directeur de recherche émérite au CNRS, résumait ainsi : Ali Larijani est une des personnalités politiques les plus convaincues que la République islamique ait eues. C'est aussi quelqu'un d'intelligent, docteur en philosophie, mathématicien, et quelqu'un de pragmatique. (Fsfoot)
Sa carrière au sein de la République islamique est exceptionnellement longue et diverse. Ancien commandant des Gardiens de la révolution, il a été vice-ministre du Travail et des Affaires sociales et, plus tard, des Technologies de l'information et de la communication, avant d'être nommé président de l'Organisation de la radiodiffusion de la République islamique d'Iran (IRIB) de 1994 à 2004. (Senegal7)
Ali Larijani a également été président du Parlement, l'Assemblée consultative islamique, de 2008 à 2020. Durant cette période, il a joué un rôle notable dans les débats législatifs et les questions de politique nationale. Il est souvent associé au courant conservateur, bien qu'il ait parfois adopté des positions considérées comme pragmatiques. (Senegal7)
Sa trajectoire illustre à elle seule les tensions internes du régime. En 2021, il a tenté de se présenter à l'élection présidentielle iranienne, mais sa candidature a été disqualifiée par le Conseil des gardiens, une décision qui a surpris plusieurs observateurs. On a pu considérer qu'il avait été rejeté car sa fille vit aux États-Unis, ou parce qu'Ali Khamenei ne voulait pas qu'une personne proche d'Hassan Rouhani devienne président. (Senegal7)
Malgré cette mise à l'écart temporaire, Larijani avait su préserver sa proximité avec le cercle du pouvoir. Il avait retrouvé une position centrale en mars 2025 au Conseil suprême de sécurité nationale. Sa disparition intervient dans un contexte de guerre ouverte entre l'Iran et Israël, déclenchée après l'élimination du guide suprême en février 2026. (Foot Mercato)
C'est en effet Larijani qui avait orienté les attaques vers la région et ordonné des frappes contre Israël et les pays du Golfe, selon un responsable israélien. À la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, cet homme de 68 ans avait retrouvé une place au cœur de la politique nucléaire et de la diplomatie de l'Iran. (Foot Mercato)
L'homme de la dernière résistance
Dans les jours qui ont précédé sa mort, Ali Larijani incarnait la défiance du régime face à ses ennemis. La veille de sa mort, il avait appelé les pays musulmans de la région à la résistance contre les États-Unis et Israël, en réactivant la rhétorique de l'axe de la Résistance. (Senegal7)
Plus révélateur encore, le Conseil suprême de sécurité nationale avait confirmé la mort de son chef, qui avait défié vendredi les bombardements israélo-américains en participant à une manifestation en pleine rue à Téhéran. (RADIO TELEVISION SENEGALAISE) Une prise de risque ostentatoire, un geste politique fort — un homme qui voulait montrer que le régime tenait debout malgré les coups.
Le 29 février, en partageant une photo d'Ali Khamenei, il avait écrit : « Les Américains et les sionistes ont brûlé le cœur de la nation iranienne. Nous brûlerons leur cœur… » (Senegal7)
Ce courage affiché l'avait cependant exposé. En se montrant en public, en étant photographié lors d'un défilé le 13 mars, il facilitait le travail du renseignement israélien qui traquait les dirigeants iraniens depuis le début du conflit.
La frappe et ses victimes : une décapitation sécuritaire en profondeur
La frappe israélienne n'a pas seulement tué Larijani. Elle a décapité en une seule opération une large partie de l'appareil sécuritaire iranien. En plus d'Ali Larijani et du chef du Bassidj, Israël a aussi dit avoir visé l'un des principaux chefs du Jihad islamique palestinien, Akram Al-Ajouri, qui séjournait selon lui en Iran, sans dire s'il avait été tué. (Thiesinfo)
La perte du général Gholamreza Soleimani, chef du Bassidj, mérite d'être soulignée. La force Bassidj est la milice paramilitaire insérée dans toutes les institutions et strates de la société iranienne. Son commandant en chef représente l'un des piliers du contrôle social intérieur du régime. Perdre simultanément le chef de la sécurité nationale et le chef de la milice de maintien de l'ordre intérieur constitue un double coup dévastateur pour la cohésion interne du pouvoir iranien.
Depuis la mort d'Ali Khamenei le 28 février 2026, Ali Larijani était perçu comme l'un des hommes les plus puissants d'Iran, assumant de fait un rôle de direction dans le vide laissé au sommet de l'État. Le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei n'a pour l'instant fait aucune apparition publique. (Fsfoot)
Ce dernier point est crucial. Mojtaba Khamenei n'est pas apparu en public et ne s'est pas exprimé dans les médias depuis qu'il a été élu pour succéder à son père, Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de la guerre. (Goal.com US) Dans ce vide au sommet, Larijani était donc non seulement le chef de la sécurité, mais aussi le vrai visage du pouvoir iranien. Sa disparition plonge le régime dans une situation d'incertitude institutionnelle profonde.
La réaction d'Israël : un message politique autant que militaire
Israël n'a pas caché sa satisfaction, ni ses ambitions. « Ce matin, nous avons éliminé Ali Larijani, le chef d'une bande de gangsters qui dirige en réalité l'Iran », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Nous ébranlons ce régime dans l'espoir de donner au peuple iranien une chance de s'en débarrasser », a-t-il ajouté, « et si nous persévérons, nous leur donnerons l'occasion de prendre leur destin en main ». (Fsfoot)
Dans le même temps, Israël a juré de « traquer, trouver et neutraliser » le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei. (RADIO TELEVISION SENEGALAISE) Une menace directe au numéro un formel du régime, qui vient confirmer que la stratégie israélienne est bien celle d'une décapitation totale : éliminer les cerveaux et les bras du régime jusqu'à ce que l'édifice s'effondre de l'intérieur.
Cette stratégie s'inscrit dans une doctrine cohérente exprimée depuis le début du conflit par les dirigeants israéliens. L'objectif ultime n'est pas militaire mais politique : créer les conditions qui permettront au peuple iranien de changer le régime et de forcer l'Iran à abandonner ses programmes nucléaire et balistique. (Eurosport)
Le message est double : vers les Iraniens, il dit « votre régime ne peut vous protéger, libérez-vous » ; vers la communauté internationale, il dit « nous avançons vers nos objectifs déclarés ». La mort de Larijani, homme le plus visible du régime depuis la mort de Khamenei, s'inscrit dans cette logique froide et implacable.
La réaction iranienne : entre douleur et défi
Face à cette nouvelle décapitation, les réactions iraniennes oscillent entre la consécration du martyr et la promesse de vengeance.
Ali Larijani a « obtenu la douce grâce du martyre », a affirmé le Conseil suprême de sécurité nationale dans son communiqué officiel. (Fsfoot) La formulation est révélatrice du registre mobilisé par le régime : la mort n'est pas une défaite, c'est une élévation spirituelle. Le vocabulaire du martyre sert à transformer la perte politique en ressource idéologique.
Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que la guerre en cours contre les États-Unis et Israël allait modifier l'ordre régional, mais pas dans le sens souhaité par Washington. « L'ordre ici au Moyen-Orient va changer, mais ce ne sera pas un ordre où prévaudra la volonté des États-Unis », a-t-il affirmé. (Fsfoot)
Une posture martiale, mais qui ne peut masquer l'ampleur des pertes subies. En Iran, les autorités ont appelé la population à se rassembler dans les rues contre les « complots » ennemis. La télévision d'État a montré de nombreux manifestants brandissant des drapeaux iraniens lors de rassemblements organisés avant une nuit marquée par des festivités liées au Nouvel an persan, Norouz. (Thiesinfo)
Le calendrier est symboliquement douloureux : Norouz, le Nouvel An persan, qui devait être une fête, est désormais entaché de deuil et de guerre. Le régime cherche à transformer ce moment de liesse culturelle en rassemblement de résistance nationale.
La dynamique régionale : un incendie qui s'étend
La mort de Larijani s'inscrit dans un conflit qui déborde désormais largement les frontières irano-israéliennes.
L'Irak est aspiré dans une guerre qu'il voulait éviter, avec des groupes pro-iraniens revendiquant quotidiennement des attaques de drone contre des intérêts américains ou des sites pétroliers. En retour, ils sont visés par des frappes américaines ou israéliennes. Des conseillers iraniens ont été tués lors de frappes à Bagdad. (Thiesinfo)
Au Liban, les frappes israéliennes sont quotidiennes, avec 912 personnes tuées dont 111 enfants depuis le 2 mars. Beyrouth a été frappée à 38 reprises par les forces israéliennes. (Thiesinfo)
L'Iran poursuit également ses tirs sur ses voisins du Golfe, visant à la fois des intérêts américains et des infrastructures civiles. (RADIO TELEVISION SENEGALAISE)
Donald Trump avait pour la première fois publiquement admis avoir été « choqué » par la riposte iranienne. « Personne ne pensait qu'ils allaient frapper » dans le Golfe, avait-il déclaré. (Thiesinfo)
Cette déclaration révèle une fissure dans la certitude des décideurs américains : la résistance iranienne, malgré les pertes considérables au sommet de l'État, s'avère plus tenace et plus étendue géographiquement que prévu. L'arc de crise va désormais du Liban à l'Iran en passant par l'Irak, la Syrie, les pays du Golfe et au-delà.
Au 18e jour du conflit, Donald Trump, qui a répété ne pas savoir si le nouveau guide suprême était mort ou pas, a fait marche arrière sur sa demande de soutien militaire international pour débloquer le stratégique détroit d'Ormuz. Les États-Unis ont été informés par la plupart des alliés de l'OTAN qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans l'opération militaire contre le régime iranien. (Goal.com US)
L'isolement diplomatique américain, malgré la cohésion militaire avec Israël, est un facteur qui compliquera la suite des opérations. La guerre ne se gagne pas seulement sur le terrain des frappes ; elle se joue aussi dans les chancelleries et les organisations internationales.
Réactions internationales : une condamnation croissante
La communauté internationale n'a pas tardé à réagir, avec une inquiétude croissante face à l'escalade.
La Turquie a condamné les « assassinats politiques perpétrés par Israël » en Iran, les qualifiant de « contraires au droit de la guerre ». (Thiesinfo) Cette prise de position d'un pays membre de l'OTAN, qui maintient des relations complexes avec à la fois Israël et l'Iran, illustre les tensions que ce conflit génère au sein des alliances occidentales.
L'ONU a appelé Israël à cesser immédiatement l'expansion des colonies en Cisjordanie, soulevant des inquiétudes quant à un « nettoyage ethnique ». Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a également jugé inacceptables les propos du ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, qui avait menacé de faire subir à la banlieue sud de Beyrouth le même sort qu'à Gaza. (RADIO TELEVISION SENEGALAISE)
Le Comité international de la Croix-Rouge s'est alarmé du « lourd tribut » payé par la population civile iranienne et ses infrastructures. (Thiesinfo)
L'héritage Larijani et la question de la succession
Au-delà de l'événement immédiat, la mort d'Ali Larijani pose la question de ce que devient la République islamique sans ses architectes historiques.
Issu d'une dynastie politique comparée aux « Kennedy » pour son influence historique, Larijani était l'architecte de la stratégie nucléaire iranienne face à l'administration Trump. (Médias24) Sa famille avait fourni à la République islamique trois figures de premier plan simultanément — Ali à la présidence du Parlement, Sadeq à la tête du judiciaire, Fazel dans l'administration provinciale. Une emprise familiale sur les leviers de l'État sans équivalent dans l'histoire récente de l'Iran.
En 2015, Ali Larijani avait soutenu l'accord nucléaire historique conclu avec les grandes puissances, et en mars 2025, avant des pourparlers irano-américains stoppés net par la guerre, il avait mis en garde contre le risque de pousser Téhéran vers le nucléaire militaire. (Foot Mercato) C'est dire qu'il était aussi, paradoxalement, l'une des voix les plus susceptibles de négocier une sortie de crise — un pragmatique dans un appareil dominé par les idéologues.
Sa disparition ne laisse pas seulement un vide dans la chaîne de commandement sécuritaire. Elle prive potentiellement l'Iran d'un interlocuteur capable de dialoguer avec l'Occident lorsque viendra, inévitablement, l'heure des négociations.
Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale s'était vu récemment confier par Ali Khamenei la responsabilité « d'assurer la survie du régime ». (Wiwsport) Celui qui devait garantir la pérennité de l'État islamique est désormais lui-même une victime de cette guerre.
Le paradoxe de la décapitation : peut-on tuer un régime ?
La question qui hante cette guerre est celle de l'efficacité stratégique réelle de la décapitation. Israël a tué le Guide suprême, le chef des Gardiens de la révolution, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, le commandant du Bassidj, et plusieurs autres hauts responsables. Le régime continue pourtant de résister.
Sur l'efficacité de cette stratégie, un général israélien était explicite : la mort de Khamenei est « une étape importante et nécessaire dans l'accomplissement de la mission », même si elle n'est pas suffisante en soi, car le guide suprême « pourrait être remplacé par un autre fanatique ». (Eurosport)
L'histoire des États soumis à des stratégies de décapitation — de l'Irak à la Libye — enseigne une leçon récurrente : éliminer les dirigeants ne détruit pas nécessairement les structures profondes d'un régime, surtout lorsque celui-ci dispose d'une idéologie de substitution, d'appareils parallèles et d'une base sociale, même réduite.
En Iran, le Bassidj, les Gardiens de la révolution, les réseaux religieux, les fondations économiques liées au régime forment un tissu institutionnel qui ne se réduit pas à quelques têtes. Abattre ces têtes provoque des disruptions réelles et coûteuses, mais le corps continue de se battre.
La résistance iranienne, désorganisée mais opérationnelle, confirme cette logique. Malgré dix-huit jours de frappes, l'Iran continue de tirer des missiles sur Israël et les pays du Golfe, de soutenir le Hezbollah au Liban, d'alimenter les groupes pro-iraniens en Irak.
Conclusion : L'Iran au bord du gouffre, mais pas encore au fond
La mort d'Ali Larijani marque indubitablement une nouvelle phase dans la guerre entre Israël et l'Iran. Depuis l'assassinat d'Ali Khamenei, Larijani était « le dirigeant de facto du régime iranien, surtout depuis deux semaines, mais même avant cela, il était considéré comme celui qui prenait les décisions et tirait les ficelles ». (Focus Actu)
Sa disparition, combinée à celle du commandant du Bassidj, aggrave la désorientation institutionnelle d'un régime déjà profondément ébranlé. Le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei reste invisible. Les principaux responsables de la sécurité tombent les uns après les autres. Les pressions économiques, militaires et sociales s'accumulent.
Et pourtant, l'Iran tient. Il résiste, frappe en retour, maintient ses alliances régionales et refuse de capituler. La République islamique, fondée sur quarante-sept ans d'idéologie révolutionnaire et sur un appareil d'État profondément enraciné dans la société, ne s'effondre pas sur ordre.
Ali Larijani a publié plusieurs ouvrages académiques consacrés principalement à la philosophie de Kant. (Senegal7) Il avait médité sur les fondements de la raison et de la morale. Ironiquement, c'est une guerre qui semble avoir mis entre parenthèses toute raison et toute morale qui a mis fin à ses jours.
L'histoire retiendra qu'il fut l'un des derniers gardiens d'une République islamique qui cherchait encore à survivre — survivre à ses ennemis extérieurs, mais aussi à ses propres contradictions. Si elle ne survit pas à cette guerre, Ali Larijani aura été l'un des derniers à avoir essayé de la sauver. S'il elle survit, son nom deviendra l'un des martyrs fondateurs d'une nouvelle mythologie révolutionnaire.
Dans les deux cas, la frappe du 17 mars 2026 restera l'une des plus lourdes de sens de cette guerre — une guerre qui, chaque jour, continue de redefiner les contours de l'ordre mondial.
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